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Emacs

N'est-ce pas beau?
Emacs – En plus l’interface est jolie!

C’est décidé, à partir d’aujourd’hui mon objectif dans la vie est de maîtriser Emacs. J’avais déjà fait quelques tentatives sans conviction, mais maintenant c’est du sérieux. Il est même presque honteux que je m’y attelle si tard. Heureusement, c’est toujours bon pour la plasticité du cerveau.

Pour commencer, je trouve que le moins évident est finalement de s’habituer aux buffers et surtout de les placer dans les bonnes fenêtres. C’est assez frustrant. Contrairement à ce que l’on peut entendre, les raccourcis clavier ne sont pas moins intuitifs que ceux de Vim. La colorisation syntaxique par défaut me convient très bien, pour les quelques langages avec lesquels j’ai pu tester (je n’utilise pratiquement jamais l’auto-complétion, sauf en Java). Aussi, il faut un certain temps pour avoir «l’esprit Emacs». Par exemple, aujourd’hui j’ai demandé à un collègue si il était possible d’avoir un buffer dédié à l’explorateur de projets. Question à ne pas poser, puisque on évite d’utiliser la souris et qu’il est embêtant de naviguer dans une telle arborescence avec le clavier. Je trouve ceci particulièrement problématique avec les projets Java qui comportent habituellement beaucoup de packages, sous-packages, etc. Ou tout simplement les projets «corporate» (vous reconnaîtrez de quel type de code je parle).

Je pense que je vais utiliser Python pour cet apprentissage. Ça passera mieux. J’ai trouvé un ensemble d’extensions bien sympathique. Et je suis d’ailleurs plutôt satisfait de ces extensions qui, pour moi, mettent déjà Emacs au niveau de Kate (d’un point de vue utilisabilité et «rendement»).
À terme je développerai idéalement uniquement avec cet éditeur (et Vim). Il se substituerait ainsi principalement à KDevelop, Kate, Kwrite et Kile. Le top serait de finalement pouvoir même remplacer Eclipse que j’utilise pour le développement Java (en ce moment Spring). Non, je n’ai (pas encore) perdu la tête. Car il faut d’abord que j’utilise vraiment bien cet éditeur. Sinon, ce serait juste pour la frime. Oui, il y a un côté sexy à utiliser des outils de nerd.

Bref, à l’ère des éditeurs comme Sublime Text et Atom, moi je change pour Emacs. Aussi, j’aimerais bien copier vos fichiers de configuration. Voici le mien.

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FLOSS

Git a gagné, et on le savait déjà.

Eric S. Raymond pense la même chose que moi à propos de Git et Mercurial, il semble.

” git won the mindshare war. I regret this – I would have preferred Mercurial, but it too is not looking real healthy these days. I have made my peace with git’s victory and switched. I urge the Emacs project to do likewise.” 

bzr is dying; Emacs needs to move, 02 Jan 2014.

J’avais commencé par apprendre Mercurial (parce que Python), puis Git. Je préfère également l’interface utilisateur de Mercurial et trouve Mercurial un peu plus simple d’utilisation. Tout comme esr j’accepte la victoire de Git, qui est indéniablement un excellent DVCS. Techniquement Git a effectivement quelques avantages. Je vois surtout la gestion des branches qui est certainement mieux pensée et la zone de transit (ou staging, que l’on peut retrouver avec DirState en utilisant Mercurial).

Les statistiques Ohloh confirment la victoire de Git sur Mercurial. La décision de l’équipe de Bitbucket en 2011 de supporter Git était donc judicieuse afin de sécuriser leur avenir.

Bref, Git semble bien lancé pour écraser toutes concurrences. Ce qui est bien dommage car j’aime la diversité. Je trouve sympa le fait d’utiliser Mercurial pour un projet, Git pour un autre et Bazaar encore pour un autre. L’avenir de Bazaar est très certainement compromis. À un peu plus long terme celui de Mercurial (utilisé par la fondation Python). C’est en partie pour cette raison que mon activité sur Gitorious augmente depuis quelques temps. Il faut savoir quand il est inutile de s’obstiner.

Le threadbzr is dying; Emacs needs to move” de la liste de diffusion emacs-devel montre à quel point un outil comme un système de versionnement a son importance dans le développement d’un logiciel. Le passage à Git est une première étape afin d’apporter du sang neuf dans la communauté d’Emacs. En 2013/2014 pour un projet open source, avoir un dépôt sur Github est quasiment un prérequis pour son succès. Mais c’est un autre problème à développer.