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Vous pouvez utiliser WebM tranquillement

Comme je l’expliquais ici, WebM est un conteneur généralement utilisé pour VP8 (la vidéo) et Vorbis (l’audio). Le problème jusqu’à aujourd’hui est qu’il restait quelques brevets de On2. Récemment Google a de nouveau ouvert le portefeuille et a conclu avec MPEG LA des accords pour une licence sur des techniques essentielles des technologies de compression vidéo VP8 et VPx. Les utilisateurs de VP8 bénéficient également de cet accord. Une bonne nouvelle.

Des Bucks dans ton Wallet?

Il semble que Google va s’inspirer de bitcoin et avoir sa propre monnaie: Google Bucks.

De plus en plus flippant. Bientôt on pourra peut-être contracter un crédit immobilier au près de Google et le rembourser en partie grâce à Google AdSense (ou en troquant sa vie privée). Ou Simplement faire les courses avec Android, Google Wallet et Google Bucks.

Une autre hypothèse serait que c’est un plan pour nous sauver de la crise financière…

Rappel: tout don pour ma personne peut être effectué via cette adresse bitcoin: 1GVmhR9fbBeEh7rP1qNq76jWArDdDQ3otZ. Évidemment je suis disposé à donner mon RIB.

Google Plus

Gentil lecteur, me connaissant un peu tu dois te douter que je n’ai pas pu résister à l’appel de Google pour (au moins) tester Google Plus: http://cedricbonhomme.org/+.

Ce billet est la suite de Le Web et moi (partie 1). Sauf que maintenant il s’agit du Web, moi et Google.

Pourquoi?

Je n’ai jamais utilisé FB. Je teste G+. Pourquoi? En partie pour ces raisons. Mais aussi car:

  • Marissa Mayer est sur G+ et y poste de très belles photos d’elle;
  • Google sait déjà plus qu’il ne le faudrait sur moi. Et G+ ne donne pas plus d’informations sur ma vie pour le moment;
  • j’ai bien compris le business model de Google. Je suis conscient des enjeux liés à la problématique de la vie privée (ce n’est pas vraiment le sujet du billet). Google ne vendra pas mon carnet de contacts ou la liste des sites que je fréquente. Sur ce point je doute de FB et Google est au moins clairs sur ces intentions;
  • je n’aime les connexions FB entre les sites internet. Les connexions de la sphère Google ne me dérangent pas;
  • parce que Linus et esr y postent encore plus que moi;
  • j’ai envie de profiter au maximum de ce que m’offre la vie, notamment des expériences comme hangout grâce à jingle XEP-0166/167 (qui est le futur d’après Google);
  • pour les raisons que je vais citer plus bas.

L’identité virtuelle

On voit qu’avec G+ tout est clairement orienté vers l’identité (les comptes avec pseudonymes devraient être supprimés). Je pense que FB a moins soigné cela. L’identité virtuelle c’est très à la mode. Pour le moment on a différentes possibilités:

  • la centralisation (plus.google.com/id, identi.ca/id, flickr.com/id, etc.). Voir l’ancien billet intitulé Le Web et moi (partie 1);
  • la décentralisation (POD diaspora personnel, OpenID, l’idée de Mozilla basée sur le mail, domaine personnel, etc.);
  • il y a aussi des solutions hybrides ouvertes. Le fait d’être sur un noeud Diaspora (par exemple joindiaspora.com).

On peut se demander, si on a un monde virtuel qu’est Internet, pourquoi faire la connexion entre nos véritables identités et les virtuelles? Le prétexte: la sécurité, la vérité: nous profiler.
Pour ma part je vais choisir le domaine personnel (à terme l’hébergement personnel). Les avantages sont très nombreux. L’inconvénéant est l’aspect social: on partage bien mieux avec G+ que son propre blog, l’audience est meilleur et le contact avec le lecteur est plus étroit. D’ailleurs ça m’embête parfois de voir plus de commentaires à mes billets sur Buzz que sur le blog officiel. Il faudrait pouvoir synchroniser les commentaires.
C’est pour cette raison que mon identité est http://cedricbonhomme.org et que je manifeste le lien avec G+ de cette manière: http://cedricbonhomme.org/+ Google ne représentera pas mon identité sur Internet.
J’attends donc l’API. Je pourrais alors écrire ici et faire du bruit sur G+ comme je le fais avec Buzz.

Les + de G+

Finalement, qu’est-ce que je trouve bien à ce n-ième réseau social (hormis le fait qu’il va défoncer fracturer FB) ? Sans étonnement (pour vous, mais pour moi avec) il s’agit des cercles. Au départ je m’étais dit “ben quoi, il s’agit de groupes FB en cercles? En gros pareil que sur Diaspora.” Mais ces cercles sont plutôt bien pensés.

D’abord il faut savoir qu’en fait un groupe de personnes avec qui on partage peut être:

  • vous même;
  • une ou des personnes, citées explicetement;
  • un ou des cercles de personnes;
  • un cercle étendu (cercle(s) + personnes).

C’est en fonction de ça que pour chaque informations de son profil (posts, introduction, employeur,lieu de naissance, sexe, etc.) on peut définir qui peut voir quoi. Les relations ne savent pas dans quel cercle elles se trouvent. Et il le vaut mieux pour moi.

Je trouve également que la manière de répondre en privé à un post public est bien pensée. Mais il faudrait peut être faire encore mieux en mettant directement une icône avec un texte: “Répondre avec une audience limité”.

Ce qu’il manque au niveau des cercles:

  • des cercles intelligents (tous les cercles sauf le cercle )
  • un cercle inclus strictement dans un cercle (cette fonctionnalité va arriver je crois).

Voici donc les cercles que j’utilise:

  • Familly: très peu de personnes;
  • Friends: attention je parle donc bien d’amis. Il ne s’agit pas de connaissances, copains d’école ou je ne sais quoi;
  • Friends 2: pour faire simple, les faux amis;
  • Python: oui même Guido s’y met;
  • Photos: il y a déjà beaucoup de personnes qui utilisent G+ pour mettre en valeur leur photos (très jolies);
  • Music: uniquement pour Mariah Carey;
  • Following: des gens postant souvent des choses intéressantes, mais ce sont des inconnues en quelques sortes;
  • Gros boulets: en plus j’ai rencontré ces personnes en vrai (heureusement pas toutes);
  • Blocked: des personnes déjà bloquées sur identi.ca (beaucoup) et sur Buzz;
  • je pense que je vais ajouter coworkers;
  • il me manque encore un cercle comme FLOSS ou Linux pour ces personnes par exemple.

Si vous êtes sur G+, en fonction de la quantité d’informations que vous verrez me concernant, vous pourrez vous situer entre Gros boulets et Famille. Je pourrais très bien ne pas suivre les Gros boulets, mais je veux savoir ce qu’on peut dire à mon propos.

Les – de G+

Évidemment la centralisation. Le fait que tout soit chez Google et qu’aujourd’hui on peut surfer des heures sans quitter la sphère de Google: Gmail, G+, Buzz, le moteur de recherche, Docs, Reader, etc. En contre partie on commence à bien gérer les informations que Google a sur nous avec Take Out. Il est aussi simple de supprimer (voir désactiver) l’historique Web.

J’ai lu sur le Web que le nom “Google Plus” sera un des facteurs d’échec. À ce qui parait ça ne fait pas bien de dire: “Je t’ai plussé”. Mais il est classe de dire, “Twitté” ou “Facebooké”. À méditer profondément.

Mon retour d’expérience sur ce réseau social sera pour un autre billet.

À plus!

Honeycomb

Je n’ai encore jamais essayé (ni été tenté par) une tablette, un kindle ou autre appareil du genre. Mais sincèrement Honeycomb sur ce Xoom me plaît vraiment.

L’interface d’Honeycomb a l’air vraiment bien faite (un brin futuriste pour moi) et fluide (on dira que c’est normal avec un tel hardware). La lecture de livres électroniques doît être agréable, tout comme l’utilisation du navigateur et du clavier. Il y a même une sortie HDMI.

La version WiFi (ça tombe bien chez moi il n’y pas de réseau) semble sortir en France le 15 avril. Il y a aussi déjà des accessoires plutôt sympa, comme le dock HD (plus la sortie HDMI ça peut que faire classe dans le salon ;-) ), la housse en cuir ou encore la housse invisible.

Je précise que je ne suis pas un Google fan boy. Ce n’est quand même pas ma faute si Android (3.0 Honeycomb) est plutôt bien fait. Pour preuve j’installerai bien Replicant.

HadoPy-Data #3 – Google API, heat map, pie chart

La page consacrée aux statistiques sur HADOPI est maintenant un peu plus complète. Les graphes sont mis à jour automatiquement et une heat map est utilisée avec les codes postaux (un peu lente à s’afficher, je vais peut-être plutôt utiliser les régions). En fait c’est maps.googleapi.com qui prend du temps à répondre.

Les graphiques sont donc générés avec l’API de Google. Initialement j’utilisais la librairie matplotlib mais elle n’est pas disponible sur le serveur. pyChart également n’est pas disponible. Finalement ce n’est pas plus mal comme ça. Les graphiques générés avec l’API Google sont très corrects et l’API est simple à utiliser. Pour un simple exemple d’utilisation, aller à cette URL.

WebM, VP8, Theora et Vorbis

L’objectif de ce billet est d’éclaircir un peu les choses à propos des nouveaux formats dont on parle de plus en plus. J’espère qu’il vous sera utile, il l’est pour moi. Let’s go.

WebM (.webm) est un conteneur vidéo très proche du format Matroska (.mkv) conteneur vidéo libre de haute qualité. WebM a été annoncé lors du Google I/O 2010. Un autre excellent conteneur très connu est Ogg (.ogv).

Ce qui est important c’est que WebM sera supporté nativement (sans plug-ins) par Chromium, Google Chrome, Mozilla Firefox et Opera. De plus, voici un billet d’Adobe annonçant que Flash supportera également WebM (maintenant pensez à Google TV. Pour le moment H.264 est conseillé en cas d’utilisation de Flash 10.1).

Dans un conteneur, on retrouve généralement des codecs, audio et vidéo. Parfois des sous-titres. WebM utilise pour la vidéo VP8 et Vorbis pour l’audio.

VP8

Pour expliquer ce qu’est le VP8 il faut revenir au codec VP3. VP3 est un format vidéo de compression à perte assez performant. Appartenant initialement à la société On2. En juin 2002, On2 a gracieusement cédé VP3 à Xiph.org Foundation. Le codec vidéo Theora est ainsi basé sur VP3. Theora peut être embarqué dans n’importe quel conteneur, vous le verrez souvent dans du Ogg. Firefox 3.5 supporte nativement Theora avec le conteneur Ogg. VP8 est un autre codec vidéo d’On2 plus évolué que VP3 et de qualité similaire à H.264. Le codec vidéo VP8 est plus évolué que Theora.

Depuis le 18 mai 2010 (19 heures 13 minutes 19 secondes précisément ;-)) les spécifications de VP8 sont disponibles ainsi qu’un exemple de décodeur/encodeur (l’annonce d’Adobe date du 19 mai 2010). Google a acquis ce format à coup de millions et a placé son code sous licence BSD. Merci Google (cependant il reste quelques brevets, héritage d’On2).

Vorbis

Vorbis est la partie audio de WebM. Il s’agit donc d’un codec. Souvent retrouvé dans des fichiers Ogg. (Personnellement, j’utilise exclusivement ce format pour ma musique depuis au moins trois ans. Et avec Android, c’est parfait. Il me manque un décodeur Vorbis dans la voiture…). Bref, ne dites plus jamais Ogg Vorbis, techniquement cela n’existe pas. Firefox 3.5 supporte nativement Vorbis avec le conteneur Ogg. Android également.

Les Linuxiens connaissent très bien le décodeur ffmpeg supportant Vorbis. À ce point on comprend qu’il va être possible de générer des fichiers WebM avec ffmpeg. ffmpeg est multi-plateformes et sous licence LGPG/GPL. C’est génial. Vorbis est à présent contenu dans Ogg, Matroska ou WebM.

Donc si comme moi vous utilisez depuis longtemps exclusivement le format Vorbis pour l’audio, il sera simple d’obtenir des fichiers audio WebM sans ré-encodage ni perte (ayant compris ce que vous venez de lire ci-dessus). Voir ce billet. Pour des fichiers vidéo WebM on peut ainsi simplement utiliser ffmpeg.

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Comme ci ce n’était pas assez, voilà WebP (prononcez weppy !).
Google a annoncé WebP le 30 septembre 2010. Il s’agit d’une méthode de compression. Ce sont des images basées sur celles du VP8 (codec vidéo) dans un conteneur RIFF (vous connaissez bien les fichiers .wav). (Je ne sais pas si l’objectif de WebP est de concurrencer frontalement JPEG pour la photographie. Je n’ai pas l’impression. Je pense que WebP est vraiment là pour améliorer les connections, faciliter le chargement des pages pour les terminaux mobiles, Google Chrome OS et autres nouveaux petits appareils. Cependant WebP semble avoir une meilleur compression que JPEG, surtout pour les petites images. Les sites utilisent pratiquement que des petites images. Voici une intéressante galerie de comparaison WebP/JPEG. En tout cas si WebP devait concurrencer JPEG pour la photographie, je suis pour WebP maintenant que je comprends un peu mieux ce qu’il y a derrière).

Pour le moment le canal alpha (pour la transparence) n’est pas encore supporté. (Je pense que rien que pour bouger les choses il serait bien que WebP fasse un peu trembler le JPEG (ici le Joint Photographic Experts Group). De la même manière que WebM a fait un chouilla bouger H.264. Un chouilla.

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Conseils de lecture pour approfondir:

Chromium OS

Voilà l’annonce de Chromium OS est faite et j’en pense pas grand chose (de bien).

Personnellement ça me fait un peu peur. Le système a l’air bien pensé, innovant (made in Google), open source. Mais voilà, plus de connexions, plus de données, plus de traitement de texte… À moins que le cache du SSD soit suffisant pour utiliser les applications voulues en mode Offline avec les données qui vont bien avec. Puis synchronise à la prochaine connexion (Gears ?)…

Bref, ce qui à l’air bien:

  • les données nous suivent partout, plus sur notre portable mais ailleurs et en “sécurité“;
  • 7 secondes pour booter c’est bien, surtout par rapport à mon PC ;-);
  • le système qui vérifie l’intégrité du noyau et le re-télécharge en cas de problème est une bonne idée. On peut changer de machine et récupérer toutes les données. Et tout ça de manière transparente. Ce qui serait cool ce serait d’utiliser quelque chose comme une puce TPM (d’ailleurs un de ces quatres je vais mettre en ligne un mini tutoriel pour s’amuser avec les TPM sur un T500) pour l’authentification, mais là c’est plus embêtant pour changer de machine;
  • données utilisateurs chiffrées (encore heureux). Par contre malheur à celui qui égarera son ordinateur et qui a un faible mot de passe pour se connecter à son compte Google (et c’est encore pire avec un téléphone Android).

Pas bien:

  • il faut toujours avoir internet (HADOPI) et une bonne connexion (SPDY ?). Déjà que même en France il n’y a pas encore l’ADSL partout;
  • open-source, mais la licence des “exécutables” ?;
  • les logiciels ne nous appartiennent pas (le source de Chromium est sous BSD, l’exécutable sous licence “Google”);
  • bien sûr Google (comme Microsoft) n’ont jamais de problèmes techniques;
  • pas l’impression qu’on puisse faire pareil avec notre propre serveur;
  • on ne pourra même plus avoir plusieurs noyaux ?!;
  • … .

Finalement ce que je me demande c’est pourquoi il n’ont pas poussé le vice jusqu’à mettre le navigateur dans le cloud ? ;-)

Et vous, qu’en pensez vous ?

La nouvelle vague arrive

Avec Google Wave qui prétend révolutionner le mail :

Le concept est assez original. À gauche la barre de navigation et la liste de contacts font penser à GMail. Au centre on a la liste de Waves (vagues), une sorte de discussion dynamique. Et un wave est constitué de wavelets. Dans un wave absolument tout est dynamique, ça me rappel un peu ICQ… Mais tout est aussi éditable. Sur ce point Google Wave ressemble à un wiki. En effet, vous pouvez même modifier le wavelet de quelqu’un d’autre.

Il est possible d’écrire des bots par exemple en Python et d’inviter ces bots à un Wave. On peut donc développer par exemple en quelques lignes de code un petit jeu (genre pierre-feuille-ciseaux) et y jouer au sein d’un Wave.

On peut aussi intégrer des cartes Google Map, des agendas, des tableurs et toutes sortes de documents.

Voilà, on aime ou on n’aime pas. En tout cas le code et les spécifications sont ouverts !